Un avis scientifique publié en octobre par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) s'est en partie appuyé sur les travaux de recherche d'Anatole Poinsot, notre conseiller juridique, et de ses coauteurs, Eugénie Duval et Benjamin Lecorps.
Cet avis examine les alternatives existantes à l'abattage des vaches atteintes de brucellose, une maladie non mortelle qui affecte leur fertilité et leur productivité.
En mars, Anatole, Eugénie (Université d’Exeter) et Benjamin (Université de Bristol) ont participé à une audition devant l’ANSES, l’équivalent français de l’EFSA, au cours de laquelle ils ont présenté les conclusions de leurs recherches sur le cadre juridique régissant l’abattage massif d’animaux lors d’épidémies. Ces travaux démontrent la possibilité et la nécessité d'adopter des mesures alternatives à l'abattage systématique des animaux et d'intégrer les considérations relatives au bien-être animal dans les décisions de lutte contre les maladies.
Grâce à ces travaux, l'avis scientifique de l'ANSES reconnaît explicitement le bien-être animal comme un facteur à prendre en compte lors de la définition des mesures les plus appropriées pour lutter contre les foyers de brucellose. Il propose également un protocole détaillé pour la mise en œuvre de mesures ciblées de lutte contre la maladie, de dépistage et de surveillance, dans le but de renforcer la protection des animaux dans les exploitations agricoles.